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Bienvenue sur le site "De Rode Tong Van de Leeuw" (La Langue Rouge du Lion), une tentative qui essaye de cataloguer les initiatives progressistes issue du Mouvement Flamand. Le site est en Néerlandais mais une traduction approximative via 'Google Translate' est disponible en clicquant içi.

 

PERSPECTIVES SOCIALISTES SUR LA QUESTION FLAMANDE (1958) par Ernest MANDEL et Jacques YERNA

(...)

La Belgique française

L’Etat, né de la révolution de 1830, était un Etat. bourgeois. Il était l'Etat d'une petite minorité de la population qui parlait le français, au nord comme au sud de la frontière linguistique. Il a, dès lors, choisi d'un même mouvement le suffrage censitaire et la langue française. La langue parlée par la majorité du peuple flamand était ignorée, comme l'était le peuple flamand lui-même. L'Etat était francophone par la forme même des choses puisque tous les citoyens de plein droit parlaient français, A fortiori, les Wallons ne pourraient-ils être tenus pour responsables de la situation ainsi créée. S'ils ont pu en bénéficier, ils n'en ont pas été les auteurs. Il n'y a jamais eu de domination wallonne en Flandre. Il y a eu, en Flandre comme en Wallonie, hégémonie de la bourgeoisie censitaire de langue et de culture françaises.

La question flamande est donc, dans son principe, une question sociale. Elle l'a été dès ses origines. Elle l'est encore aujourd'hui. La lutte du peuple flamand pour sa langue et sa culture s'inscrit dans le mouvement général d'émancipation populaire qui caractérise l'histoire contemporaine. A ce titre, elle est essentiellement une bataille démocratique. (...)

Ernest Mandel et Jacques Yerna dans "Persepctives socialistes sur la question flamande" (1958)